Les Capsules : saison 3 – partie 1

Les Capsules, c’est le rendez vous vidéo de la scène française en devenir. Des lives sessions intimistes pour des artistes qui font aujourd’hui et sans doute demain. Et à y regarder de plus prêt, une évidence nous frappe : Les Capsules et La Face B étaient faites pour se rencontrer. Le même combat, la même envie de mettre en avant des artistes émergents de la plus belle manière possible. Pour cette troisième saison, on vous proposera donc notre avis toutes les trois semaines sur les lives sessions des Capsules. Première partie avec Modern Men, Arche et Iñigo Montoya.

crédit : Laurie Bisceglia

Episode 01 : Modern Men

Pour cette première partie de la saison 3 des capsules, trois artistes qui sont déjà passés sous le radar de La Face B. On commence donc avec Modern Men. Ces jeunes gens modernes, ce sont Quentin et Adrian, qui forment donc ce nouveau duo made in Rouen. Potes avant tout, les deux garçons échangent par mail pour créer et se retrouvent donc sur scène pour nous botter le cul avec une bonne dose de brutalité bienvenue. Un propos engagé, une musique engageante , que demandez de plus ? Ces deux garçons la se connaissent sur le bout des doigts et ça se ressent aussi dans leur musique explosive. C’est à la fois complètement fou et en même temps totalement cohérent, deux êtres qui s’affrontent et qui finissent toujours par s’aimer. Entre rock barré et musique industrielle, la musique de Mordern Men est en constant mouvement. Et cette session live ne fera pas exception à la règle. La légende raconte que ces deux garçons ne se voient jamais pour répéter, face à la maitrise affichée pour ces versions de This Shit Should Be Mine et Bag Of Rice, on aura honnêtement du mal à y croire. Au delà de l’évidente complicité qui les lie, et qui se ressent dans les regards qu’ils se portent, cette session a l’avantage de montrer que la musique de Modern Men est faite pour le live. Ou comment transformer une plaque de métal en instrument qui répercutent la violence du quotidien.

Episode 02 : Arche

En manque de vitamines D ? Arche est là pour vous rassasier en cette terrible période de confinement. Si vous êtes passés à côté de cette session live de notre groupe lyonnais préféré, alors ne bougez pas et savourez ces sept et quelques minutes de plaisir auditif absolu. Là où notre joie atteint son climax, c’est lorsque l’on découvre que le groupe a pris soin de choisir deux de nos titres favoris, à savoir My Only et Dream Alone, le combo pop idéal pour se déconnecter un instant et anticiper les beaux jours qui se font terriblement désirer. Ainsi, dès les premières secondes, on s’imagine d’ores et déjà sur les plus belles plages de l’hexagone, en agréable compagnie sous une chaleur étouffante et un air iodé des plus appréciables. Au delà de ces mélodies entêtantes, ce que l’on remarque d’emblée chez ces quatre jeunes artistes au talent indéniable, c’est cette cohésion imperfectible entre eux et qui à l’avenir, ne fera que leur attribuer davantage de mérite. Passionnés, Arche nous prouve une nouvelle fois que l’état d’insouciance permanent a ici toute son importance. Une bienveillance et un lâcher-prise innés, toujours au premier plan, de quoi nous donner une raison supplémentaire de les aduler un peu plus. Alors, depuis chez vous, on vous recommande fortement de plonger tête la première dans leurs eaux calmes afin de vous évader un instant et oublier les tumultes d’un monde finalement trop fragile. Remémorez-vous les étés passés et fantasmez ceux à venir, vous les remercierez plus tard.

Episode 03 : Iñigo Montoya

Cela n’a sans doute pas été fait exprès, mais sortir une session live de Iñigo Montoya en plein confinement a tout de l’idée de génie. On l’avait déjà pressenti, mais leur musique a tout des chants de l’apocalypse, de ces titres qu’on pourrait entendre dans un Mad Max ou n’importe quel film dans lequel les principaux ingrédients sont la sang, la poussière et le délitement de l’espèce humaine. Le choix des titres va aussi dans ce sens : Mirage dans Ta Gueule et Archipel sont des morceaux forts, qui parlent donc autant de cet apocalypse qui pointe de plus en plus le bout de son nez mais garde derrière une idée de changement, de renouvellement et l’idée de se dire que si on va tous crever, la terre elle pourra engager son grand renouvellement. Avec cette session des capsules, les garçons de Iñigo Montoya prouve toute leur maitrise du live, à des morceaux radicalement électroniques, ils ajoutent une bonne dose d’humanité, de tendresse presque, transformant des morceaux à l’efficacité sans faille en des petites pépites pop, jouées par des musiciens émérites pour une musique qui déborde et qui vit . Tout ce dont on a besoin en ce moment au final.

Bonus : Les portraits de Laurie Bisceglia pour Les Capsules :