Le rêve de Meryem Aboulouafa

Animal63, mon amour. Nouvelle signature, nouvelle bonne pioche pour le label des talents émergents (The Blaze, Love Supreme, Gabriel Auguste…) qui nous présente cette une pépite venue de l’autre côté de la Méditerranée. Meryem, premier album de la chanteuse Meryem Aboulouafa, nous entraîne dans une pop qu’on croirait sortie d’une rêverie.

Meryem album cover art

Voir arriver un.e nouvel.le artiste, c’est toujours un moment particulier. Un nuage de mystère plane, sur l’identité sonore de l’univers que l’on va découvrir, et l’on n’a que peu d’indications quant à ce qu’on va trouver derrière une pochette ou une biographie. Alors que vient l’heure de découvrir Meryem Aboulouafa, on découvre des atmosphères oniriques et éthérées, portées par une production soignée et sublimées par une voix pouvant être aussi délicate que la rosée et aussi puissante que le soleil brûlant des terres Marocaines, pays d’origine de la chanteuse.

Accompagnée dans ses morceaux tour à tour par une flûte, un piano, quelques percussions ici et là, l’instrumentation se fait aussi discrète que subtile et efficace. Rien ne dépasse, on est emportés par la sensibilité et la pureté de la voix de Meryem. Résolument pop, cet album résonne d’influences revisitées avec brio. Ainsi, on retrouve un peu du Skyfall d’Adele dans Deeply, ou une production proche de Woodkid dans Welcome Back to Me. On notera également la montée de The Accident comme l’un des moments forts du disque.

Originaire de Casablanca, Meryem Aboulouafa écrit un morceau de culture Marocaine par la force de sa musique. Bien que la majorité des titres soient chantés en anglais, quelques uns, en langue arabe, viennent souligner la grandeur de l’héritage que la chanteuse porte en elle. Ya Qalbi, chanson populaire Algérienne incarne parfaitement cette facette de la personnalité qu’on nous dévoile. Ce premier album est une franche réussite, orné de force et de délicatesse, au sein d’un rêve magnifique et émouvant.