ADN #328 : Club Célest

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent et les influencent. Aujourd’hui c’est Club Célest qui vient nous présenter son ADN musical pour la sortie de son EP, Lucky? Strike! .

Crédit : Axel Vanhessche

Coyotte – Joni Mitchell (club célest)

C’est probablement l’artiste féminine que j’estime et aime le plus depuis que j’ai 15 ans. C’est une artiste totale, auteure compositrice interprète productrice peintre qui s’est sans cesse ré inventer, passant de la folk à des productions plus orchestrées jazz et symphoniques aussi. Elle a un sens de la mélodie incroyable et inédit.

Coyotte, c’est la chanson d’ouverture d’un de mes albums préférés « HEJIRA ». C’est une chanson qu’elle a écrit vers ses 30 ans pendant une tournée à un moment où elle était assez déçue en amour mais où elle sentait que tout s’ouvrait à nouveau. C’est une chanson qui invite au voyage, qui parle d’espoir, de renouveau, de percée vers l’inconnu, de rencontres nouvelles. 

Contretemps – Flavien Berger et Bonnie Banane

Je dis « et Bonnie » parce que c’est un vrai duo. Ce son, il est vraiment très intime dans mon histoire. Fin 2018, on bossait nuit et jour avec Rémi Drouillard (mon ancien beatmaker) sur mes titres SORRY  et  SHAWARMA  présents sur mon 1er EP  Lucky ? Strike !  et au petit matin, j’ai écouté Contretemps.

C’est fou comme les paroles coïncidaient parfaitement à ce qu’on vivait avec Rémi. Et puis, après un accident, il est malheureusement soudainement disparu et j’ai vécu brusquement un double deuil, humain et musical. Contretemps  est resté le seul morceau que j’ai pu écouter pendant le mois qui a suivi son décès. 

RadioHead

Je sortais avec un garçon au collège et qui était fan de ce groupe à qui j’avais offert l’album In Rainbows  mais moi je ne les connaissais pas encore bien. J’ai voulu tout écouter un été et j’ai commencé par l’album Kid A. À la première note de l’intro, j’ai su que je rentrais dans un monde parallèle incroyable. Radiohead, c’est vraiment la recherche par excellence du son. C’est moderne, c’est très pur et ça peut t’emmener très loin (À ne plus écouter en cas de rupture ahah).

   

Some Love – Chaka Khan

Je rentrais chez moi un soir et j’ai mis ça par mégarde (merci spotify).

Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Ce son c’est un tournant d’énergie, de charme et de combativité. La basse est super groovy, se greffe avec le thème qui revient sans cesse avec les strings et la voix hyper épique s’aligne parfaitement avec la batterie. Avec ce son, tu peux parcourir et conquérir toute une ville jusqu’au bout de la nuit !

Precious Sight  Richard Hawley

C’est probablement ma découverte de ces dernières années.                                J’étais à Manchester avec des copains pour le Nouvel an 2020 et je cherchais un vinyle à ramener à quelqu’un.

J’avais écouté plusieurs fois son titre The Ocean  dans un film et je me suis rappelé son nom. La pochette de lui assis à un comptoir dans un vieux dinner m’a tout de suite séduit et quand j’ai entendu le morceau, je me suis dit que ce serait la chanson de mes noces !

Michel Legrand

À choisir, un moment dont je ne me lasse jamais depuis mon enfance et probablement un des meilleures prologue de film à mon sens, c’est l’intro des Demoiselles de Rochefort – la scène où les forain.es s’étirent et dansent ensemble sur le pont.  La musique de Michel Legrand épouse parfaitement les mouvements des acteurs, l’action et la dramaturgie d’un film. C’est magique, ça pulse et c’est terriblement cinématographique. 

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